Archive for the ‘la vie comme elle vient’ Category

Comme il elbow!

Tuesday, June 29th, 2010

J’ai beau aimer le tennis et le regarder quand je peux, il y a de temps en temps des réflexions de joueurs de tennis professionnels qui me laissent avec un goût amer dans la bouche.

Il y a quelques années, Justine Henin avait décidé d’arrêter, parce que, disait-elle, elle avait perdu la motivation. Elle n’avait pas 25 ans.

J’essaie de me mettre à la place de son père, qui a travaillé toute sa vie à la poste. D’imaginer où il devait trouver sa motivation…

Ah, et puis, hier, Andy Roddick, généralement correct dans ses réflexions, après avoir perdu son match à Wimbledon, au 4e tour, a sorti celle-là:

“Of course I’m going to be pissed off when I wake up tomorrow. If you got fired from your job, you probably wouldn’t wake up the next day in a great mood.”

On ne peut pas trop en vouloir à ces gamins gâtés par le sort, qui ne connaîtront jamais un formulaire de licenciement. Mais, quand même, comparer l’humeur qui suit une défaite dans un tournoi avec la perte de son boulot… fallait le faire…

“arrêtez le temps…”

Monday, May 10th, 2010

Lu avec délectation sur lesoir.be:

[39] MPM envoyer un message personnel dit le 27/04/2010, 13:34
De qui se moque-t-on?
Marre d’aller voter pour qu’après les politiciens s’enlisent dans des querelles puériles et des attitudes irresponsables. J’ai toujours été voter, pas par obligation mais par sens du devoir. Mais cette fois-ci, je serai patriote à ma manière : j’irai m’asseoir à une terrasse et déguster quelques bières locales. Et le soir, un petit waterzooi suivi d’une salade liégeoise. Et foert pour la file dans les bureaux de vote.

De crise en crise, les anars se reproduisent… :-)

Je plaisante évidemment, le personnage n’a pas du tout l’air anarchiste, mais je trouvais sa réaction toute mignonne. Surtout le foert et le waterzooi…
Moi j’aurais pris du boudin noir et du stoemp, mais il faut être pluraliste :-)

égalité et liberté ou liberté et égalité?

Tuesday, April 27th, 2010

Une des critiques qui nous tombent régulièrement sur le râble, libertaires, anarchistes, anti-autoritaires, anarcho-communistes et autres zigotos aux appellations les plus diverses, c’est que nous serions incapables de faire un choix entre la liberté et l’égalité quand le cas se présente. Dit autrement, on nous demande, en fait, de nous prononcer quant à celle de ces deux valeurs que nous mettrions en premier sur une échelle.

Étant entendu dans le piège que si nous choisissons la liberté, nous sommes d’infâmes capitalistes qui nous cachons derrière de prétendus nobles idéaux et que si nous choisissons l’égalité, nous ne sommes que des staliniens qui tentons de nous cacher sous une couette noire et rouge.

Le piège est grossier et nous ne devons pas nous y laisser prendre, car en fait ce sont les deux positions prétenduement antagonistes et classiques qui s’avèrent contradictoires.

Il n’y a pas de liberté sans égalité et il n’y a pas d’égalité sans liberté. Je le dis et l’affirme de la manière la plus absolue, sans me référer à des limites du genre “égalité des droits”, “égalité des chances”, “liberté d’entreprise” ou toute autre chose.

Il est évident qu’une telle affirmation comporte des conséquences que ni les socialistes autoritaires, ni les sociaux-démocrates, ni les capitalistes libéraux n’accepteront d’assumer.

Premièrement, la liberté ne peut se satisfaire d’aucune limite en dehors de celles que possède la nature humaine, mortelle et corporelle. Notre liberté ne se pose pas en terme de capacité à accumuler les biens et les richesses, mais à défendre temporairement contre nos propres limites physiques nos capacités à penser, agir, créer, fabriquer, enseigner, apprendre, produire et reproduire, aimer et rechercher le bonheur, la satisfaction et le contentement en attendant la mort.

Toute autre liberté est fictive, à commencer par la liberté d’entreprendre, par exemple, qui est régie par des principes tellement complexes et qui, surtout, implique automatiquement des limites dans le champ des voisins de celui qui entreprend, qu’en réalité ce type de liberté s’avère être une prison. La propriété elle-même, par beaucoup considérée comme la plus importante des libertés, tant d’une personne que d’un État, est en fait la propre cage de l’individu qui a accepté de se transformer en personne, c’est-à-dire en titulaire des titres de biens matériels et immatériels qui lui serviront de limites et l’encercleront par opposition aux autres qui seront encerclés aussi, à la fois par les limites de cette première personne, par celles de toutes les autres personnes et par les leurs propres.

La liberté, cependant, implique bien d’autres choses, comme par exemple celle du choix intellectuel de ses propres valeurs, de sa métaphysique, de sa définition de la vie, choix qui doit absolument être individuel et ne peut être limité par une autre notion comme celle de la “liberté du père à choisir la religion ou l’éducation de ses enfants”. Tout doit être fait, dans une société libertaire, pour que la famille ne soit que le lieu privilégié, mais aussi éventuel, non forcé, du partage de l’affection et de l’apprentissage de bases de vies dans la société libertaire, non dans un esprit sectariste, élitiste, corporatiste, patriarcal, ou autre chose du même goût.

L’égalité est indispensable à cette forme de liberté individuelle, et cela signifie qu’en aucun cas l’expression de la liberté d’un individu puisse être soumise au prétendu droit d’une personne, morale ou physique, à détenir en sa propriété, temporairement ou définitivement, les moyens qui permettraient à un ou plusieurs individus de se prémunir contre le froid, la chaleur, la faim, la soif, la maladie, l’inconfort ou toute autre chose qui accélère la mort. Par personne morale, j’entends aussi ici un État ou une administration “publique”.

L’égalité est donc indispensable à la liberté, et la “liberté d’entreprendre”, tout comme la propriété, ne doivent pas créer l’illusion du contraire.

Par ailleurs, il doit être évident que l’égalité ne saurait se prévaloir d’une première place par rapport à la liberté, car, si cela était, l’exercice même de l’égalité s’en trouverait empêché. En effet, comme l’égalité doit être l’égalité devant la recherche du bonheur, de la satisfaction et du contentement, si elle devait être soumise à un appareil qui prétendrait la garantir (comme un État, un syndicat, un parti ou tout autre appareil d’un type ou d’un autre), elle perdrait aussitôt son essence, puisque son objectif devrait être de permettre aux individus de choisir précisément chacun selon ses envies et en fonction de sa propre individualité ce qu’il estime être sa propre quête comme vue ci-dessus, dans les limites de sa mortalité. Aucun appareil ne peut prétendre savoir légitimement ce qui est bon ou non pour chaque individu.

L’égalité ne saurait non plus se soumettre à une autorité spirituelle (religieuse, nationale, communautaire, scolaire, autre) quelconque -et fatalement patrimoniale, mais imaginons un instant que ceci n’entre pas en compte, même si nous savons que c’est impossible-, car, ce faisant, elle se réduirait d’autant et cette égalité disparaîtrait au profit d’une uniformité qui ne signifie pas du tout la même chose.

En définitive, donc, liberté et égalité, loin d’être antinomiques ou en concurrence (ce qui serait un comble), sont correlées et, j’oserais le dire, les deux manifestations d’une seule et même chose: le droit de tout individu dans son humanité et de toute l’humanité exprimée dans chacun de ses individus à poursuivre temporairement -c’est-à-dire jusqu’à sa mort- sa propre recherche du bonheur, de la satisfaction et du contentement, dans les seules limites que nous avons dites ici plus haut.

Pour que ce droit puisse se manifester pleinement, deux entraves doivent en être écrasées impitoyablement, comme diraient les anars les plus historiques, de Goodwin jusqu’à Debord, c’est l’État et la propriété. L’un d’ailleurs n’allant pas sans l’autre, et vice versa.

Quand on y pense

Monday, March 22nd, 2010

Si les cathédrales ont été construites dans l’idée de se rapprocher de Dieu physiquement (idée sotte, quand même, hein?), le XXe Siècle a enfoncé cette ambition au mois d’août 1944 au rayon des mignons amateurismes…

(Ah mais il a rien d’aut’ à fout’, lui?)

YESSSSS!!!

Friday, February 26th, 2010

Le Hummer est jeté aux chiottes.

Les Chinois n’en ont pas voulu! Que cela soit à cause du Dalaï Lama ne peut que me réjouïr: enfin Petit-médiéval-machiste-qui-sourit-comme-il-respire a servi à quelque chose…

La crise a du bon… Hehehe…

il n’y a pas de bonne année qui tienne

Monday, January 4th, 2010

“Qu’il vienne, qu’il vienne, ce temps dont on s’éprenne…”

Et, en attendant, lisez cette page régulièrement, ça vous fera les aisselles:

http://www.lejim.info/spip/

Promis, un peu plus bientôt, mais là j’ai de la famille à la maison, c’est pas toutes les semaines…

C’est pas de moi…

Tuesday, December 8th, 2009


Dans communiquer, il y a commu…

Entre autres…

Tristes Tropiques

Thursday, November 5th, 2009

Hommage au grand bonhomme qu’était Claude Lévi-Strauss, co-fondateur de l’université de São Paulo, grand connaisseur du sous-continent amazonien…

Juste pour ça…

bonne nuit, grand-mère

Monday, August 10th, 2009

Elle était née avant la guerre.

Je veux dire, l’autre guerre… Celle qui se faisait dans les tranchées.

Elle avait “fait le Congo”, neuf enfants, deux mariages, la profession d’instit’…

Elle était encore drôle juste avant de mourir.

Elle était bien lucide, aussi. Encore.

Elle a vu mourir plus de la moitié de ses enfants.

Il était sans doute temps qu’elle parte, mais je devais la voir dans un mois…

Juste un petit mois de trop…

C’est curieux…

Il y a des choses encore qui m’échappent dans les émotions…

*****

In memoriam, Francine Lavenne

Un oscar pour Brad Pitt

Monday, June 29th, 2009

Ce serait l’histoire d’un chanteur pop, sans doute le plus grand de tous les temps, mais qui aurait eu une enfance difficile, battu, abusé par son père, puis qui serait devenu tellement célèbre que la folie se serait emparée de lui. Une folie douce, tournée toute entière sur le monde de l’enfance qu’il n’a jamais vraiment eue.

Un homme tellement fasciné par la pureté qu’il ira jusqu’à vouloir devenir blanc, de noir qu’il était.

L’histoire d’un homme accusé (mais jamais condamné, faut-il le rappeler) de pédophilie, probablement parce qu’il aimait trop s’entourer d’eux. On pourrait imaginer des scènes où certains de ses petits invités passent la nuit dans le même lit que lui. Il les serre dans ses bras comme des nounours en peluche, désireux de vivre ce qu’il n’a jamais vécu. Les enfants dorment comme des anges, flattés d’être aimés par celui que tous considèrent comme la plus grande star de l’histoire de la chanson populaire… Mais les parents, entendant de leur progéniture “ce que ce monstre a pu leur faire”, ne voient plus que le fric à faire autour de cela. Un monstre connu pour son extrême délicatesse, son extrême raffinement, tous signes qui, dans un monde de cow-boys imbéciles ne peut mener qu’à une seule conclusion, naturellement…

Le monstre, l’animal dénaturé, l’espèce de Shrek, sorte de magicien d’Oz (à propos, il aurait joué dans une version musicale de cette histoire aussi), de mythe vivant, de super-génie de la musique, qui, tel James Barrie ou Wolfgang Amadeus Mozart, n’aurait pas vraiment vécu cette transition nécessaire entre l’enfance et l’âge adulte, se retrouverait devant les tribunaux, tout cassé, démoralisé, sans plus aucune forme, vieilli prématurément.

D’autant qu’il aurait tellement voulu rajeunir que son corps et son visage, finalement, se seraient retournés contre lui. La voix de cristal seule lui serait restée…

Combien de scènes d’anthologie pourrait encore compter un film dont le succès commercial ne fait aucun doute, avant même d’avoir été scénarisé: des mariages dont on doute de la réalité, la construction et la visite de son parc d’attraction personnel, les hauts et les bas de sa fortune personnelle, ses relations avec les plus grands artistes de son temps, sans compter des flashsbacks fréquents sur sa vie passée avec ses frères et soeurs, sur son enfance dans les quartiers noirs de Chicago, des références à cette vie dans les clips et les chansons qui le rendront célèbre… Ah, les critiques vont se régaler… Mieux que Velvet Goldmine ou The Doors…

Un rôle en or pour la conquête de l’oscar du meilleur acteur pour Brad Pitt, avec tellement d’images de synthèse qu’on ne saurait plus quand c’est vraiment lui et quand…

On parie?



C’était mon petit hommage à Michael…