« Il y a des signes qui ne trompent pas… »
Vainqueur (au féminin) du prix Goncourt, Marie Ndiaye s’est vue rappeler à l’ordre par un député de la majorité, en France, Eric Raoult. Celui-ci n’a pas apprécié les paroles prononcées par la lauréate (d’origine partiellement sénégalaise):
Je trouve cette France-là (de Sarkozy) monstrueuse. (…) Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : “La droite, c’est la mort.” Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible.
((Dans les inrockuptibles, pourtant gentillets.))
Le sieur Raoult, offusqué, s’est sans doute rappelé les relations artistes-États sous l’Ancien Régime, lorsqu’il a émis la nécessité d’un « devoir de réserve dû aux lauréats du Prix Goncourt » ((Voir le peu révolutionnaire Libération.)).
Pour autant, ceci est loin d’être une nouveauté: les personnalités peu enthousiastes, voire agressives à l’égard du gouvernement de Nicolas Sarkozy ont tendance à avoir certaines difficultés ces derniers temps. Pour preuve le vent qui souffle dans le dos de certains humoristes radio comme Didier Porte ou des Guignols de l’Info qui plaisent de moins en moins à Sa Majesté. Il y a des signes qui ne trompent pas…
Heureusement qu’il a épousé une femme « de gauche »…
novembre 11th, 2009 at 6:36
A ce sujet, on peut lire aussi (sur le ton de la rigolade bien sûr): http://onsefechier-anatic6.blogspot.com/2009/11/eric-raoult-souhaite-remplacer-le-prix.html
novembre 17th, 2009 at 2:24
A lire aussi: http://www.lmsi.net/spip.php?article952