Archive for the ‘discussions piquantes’ Category

Oublie les idées, prends une attitude…

Mercredi, janvier 2nd, 2008

J’ai bien peur que le monde ne barre en couille…

Une des voitures que je vois le plus ici, c’est la Ford EcoSport, la bien nommée, que vous pouvez admirer ici (en portugais). Il s’agit d’un véhicule qui a tout l’air d’être fait pour les terrains boueux et les publicités spectaculaires. Sur le site il est qualifié d' »utilitaire sportif ». Personnellement, je n’y comprends rien.

Bref, un engin comme je les aime… Moi qui aime tant les voitures que j’en ferais avec plaisir mon principal combustible pour les longues soirées d’hiver s’il ne faisait pas si chaud à São Paulo… (hint à Sarko: ça explique peut-être bien des choses en banlieue)

Mais il y a un petit plus avec ces engins: quand vous vous trouvez derrière l’un d’eux, vous avez tout le loisir (dans une circulation bloquée À 5km/heure) d’admirer les protège-roue de secours dont les plus belles se trouvent ici.

J’ai une affection particulière pour celles qui vantent le contact avec la nature (Save the forest ou salve a natureza), mais mon coup de coeur, c’est celle-ci: Saia da ideía e tome uma atitude. En gros, elle vous invite à arrêter de penser et à adopter un style personnel… La victoire de la forme sur le fond, du contenant sur le contenu, de l’emballage sur la substance, bref, du blinquant sur la réalité…

C’est donc ça la mort des idéologies?

Yé né pas pou m’en empêcher…

Lundi, décembre 31st, 2007

Pour ceux qui auraient cru que la connerie est monopolisée par le gouvernement Bush ou le Vatican, voici un bel extrait:

« Le chef de l’Eglise anglicane, l’archevêque de Canterbury Rowan Williams, diffusait lundi son message de Nouvel An pour la première fois sur la plate-forme d’hébergement de vidéos YouTube. Dans ce message filmé à la cathédrale de Canterbury et consacré surtout au respect de l’environnement, l’archevêque a déclaré que « Dieu ne fait pas de déchets » et ne considère pas la vie humaine comme jetable. »

Sinon, bonne année, mes p’tits agneaux, et n’oubliez pas de lire le post précédent qui a à peine dix minutes de plus que celui-ci…

Tout est calculé

Jeudi, décembre 27th, 2007

Tenez, par exemple: pourquoi les sapins sont-ils verts? C’est simple: c’est parce qu’ils savaient qu’ils allaient devenir des arbres de Noël. Ils devaient rester verts.

Pourquoi les sceptiques n’assistent jamais aux miracles? Mais c’est pourtant évident! Parce qu’il faut croire aux miracles pour y assister! Cessez de penser à l’envers! Croire, c’est voir, et non pas le contraire!(1)

Et, tiens, pourquoi Sarkozy sort-il avec une ex de Mick Jagger et de Laurent Fabius? Hein? C’est la même logique que le cannibalisme: en « mangeant » (symboliquement) Carla Bruni, il s’approprie l’intelligence de Jagger et le sex-appeal de Fabius.

Et puis, pourquoi Chávez parvient-il à obtenir d’Uribe qu’il puisse finaliser la libération de certains otages en Colombie? Mais c’est clair: pour faire chier Sarkozy qui est pile en vacances et qui va manquer une 365e occasion de faire la Une cette année…

Ou encore, pourquoi les lecteurs de Libération font-ils toujours des commentaires imbéciles, surtout quand il s’agit de Chávez? De nouveau, vous pensez à l’envers: c’est parce que Libération est lu principalement par des imbéciles que les commentaires… C’est clair? Je dois finir?

Le monde est simple! Tout est calculé! La mécanique quantique se trompe!

(1) D’ailleurs, plus sérieusement, je ne sais pas quel est l’abruti qui a sorti le premier « Voir, c’est croire ». C’est totalement n’importe quoi. Voir, c’est constater; et une fois pensé, le voir devient savoir -et non pas croyance…

Extension de la brève

Lundi, décembre 17th, 2007

Sarkozy, le petit caporal, me fait penser à tous ces crétins de faiseurs et alimenteurs d’États qui, parce qu’ils ont un statut d’autorité, se permettent de proférer des absurdités comme celle que j’évoquais dans le post précédent.

La planète leur appartient. Ils l’ont achetée à coups de campagnes électorales et de caresses aux privilégiés. Ils l’ont phagocytée au moyen de leur droit de propriété et des bonnes vieilles peurs classiques culturelles: l’autre, l’étranger, le vagabond, l’exclu, le juif, le rouquin, la sorcière -la femme en général, la libre, l’insoumise-, l’anarchiste…

Je ne suis certes ni juif, ni femme, ni sorcier, ni même rouquin (damned! Daniel, si tu avais été femme et sorcière, quel tabac!), mais tout s’explique par là: tu as raison, parce que tu es propriétaire, c’est-à-dire assis sur ton troupeau de vaches, sur ta clôture, sur tes alarmes, sur ton téléphone dont le premier numéro automatique est le commissariat local où tu connais les sous-off’ par le prénom…

Barre les mentions inutiles, mais ajoutes-y quand même les suivantes qui te correspondent:
-berger allemand ou rottweiller;
-survêtement et foot le week-end;
-La DH, Vlan, voire Pan en Belgique, le Figaro et l’Équipe en France;
-un véhicule mixte, sinon un 4×4;
-un réflexe imperceptible mais réel le 14 ou le 21 juillet…

Bref, la Belgique aurait voté Sarkozy aussi, à n’en pas douter…

Ici, au Brésil, le problème est un peu différent parce que la majorité des électeurs n’a pas atteint ce statut social… Y’aurait-il de l’espoir?

Inédit! Exclusif! Seulement ici!

Mercredi, décembre 12th, 2007

À moins d’un revirement politique au Soir, journal pourtant socialiste s’il en est (hihi), cet article émanant d’une triplette de représentants de la société civile au Vénézuéla n’a encore été publié nulle part sur papier.
Dommage car il est bien instructif.
Mais n’en doutons pas, le Soir, qui a adopté une attitude fort neutre à l’égard du régime chaviste, ne va pas en rester là. Il l’a probablement envoyé à Robert Mesnard, le très sérieux président de RSF, pour le faire corriger et amender par ses potes de la CIA…

VENEZUELA: NOUVEAU DEMENTI CINGLANT AUX CRITIQUES.

par Céline Delforge, députée bruxelloise; Paul-Emile Dupret, juriste;
Cristina Gay, syndicaliste

pour la page FORUM du journal LE SOIR (dans tes rêves, Céline, dans tes rêves. Note de l’éditeur)

Nous avons été invités en tant qu’observateurs par le Conseil National Electoral du Venezuela à accompagner le référendum pour la réforme de la Constitution, et nous avons assisté à un grand moment de démocratie. Le déroulement des élections a été exemplaire tout comme l’indépendance de l’autorité électorale, qui a rendu public les résultats aussitôt que le décompte des voix a mis en évidence une tendance est devenue irréversible.

L’attitude démocratique du président doit également être soulignée, puisqu’il a immédiatement reconnu la victoire de l’opposition, malgré la différence minime (moins de 1,5 % entre le oui et le non), sans tergiverser et sans attendre la fin du décompte.

Cela parait normal, mais il faut comparer cette attitude avec celle de l’opposition qui a déclaré qu’elle ne reconnaitrait les résultats que s’ils lui étaient favorables, et qui avait mis le feu aux poudres le 16 aout 2004, lorsque le président Chavez avait gagné haut la main le référendum révocatoire. Ce n’est que l’intervention de l’OEA reconnaissant la victoire évidente de Chavez qui avait alors obligé l’opposition à cesser de contester les résultats. Pas très loin de là, en Equateur, le candidat de la droite, Alvaro Novoa, n’a pas reconnu la victoire très nette de son adversaire Rafael Correa en Décembre 2006.

A cet égard, on ne peut que s’indigner des déclarations du département américain, ou d’une délégation du PPE (chrétien-démocrates) du Parlement européen présente à Caracas qui, quelques heures avant l’annonce du résultat du scrutin de dimanche dernier, ont déclaré que le Conseil National Electoral n’était pas un arbitre impartial.

Mais au delà de ces caricatures, c’est l’attitude générale des autorités de nos pays et d’une grande partie de nos médias à l’égard du président Chavez qui ont reçu un démenti cinglant ce dimanche.

Démenti de tous les messages parlant de dictateur, de populiste de gauche, d’autocrate. On peut cependant s’attendre à ce que ces attaques continuent, comme elles ont continué après la victoire des 8 scrutins précédents déclarés transparents et démocratiques par tous les observateurs internationaux.

Mais ce démenti va plus loin. Cette neuvième élection en 9 ans, permet de classer le Venezuela au rang d’une démocratie d’avant-garde, et à plusieurs égards donc le système vénézuélien pourrait inspirer nos systèmes, afin de les rendre plus démocratiques. Les Vénézuéliens ont en effet été consultés par referendum sur diverses réformes de leur Constitution, et notamment la réélection de leur président. En comparaison, en Colombie, -pays appuyé par les Etats-Unis et ‘Union européenne-, le peuple n’a pas été consulté, ce sont les parlementaires seuls qui ont autorisé la réélection du président Alvaro Uribe. Dans l’Union européenne, nous savons maintenant que nous ne serons pas consultés sur le contenu du « mini » traité sur l’UE, qui est un clone du texte rejeté par les peuples français et hollandais.

Le mécanisme du référendum révocatoire, que le président Chavez a fait insérer dans la Constitution de 1999, constitue une avancée démocratique notoire, puisqu’il permet aux vénézuéliens de révoquer tout élu à mi-mandat. Lorsque l’opposition vénézuélienne a activé ce mécanisme contre lui le président a accepté le défi dès le soir de la récolte des signatures, alors qu’il était informé que bien des signatures étaient douteuses, et sans attendre qu’une révision minutieuse soit effectuée. Il a ensuite gagné ce référendum haut la main le 15 Août 2007.

Une autre avancée intéressante consiste dans le fait que l’autorité électorale, qui est un pouvoir indépendant, distinct des trois pouvoirs traditionnels, n’a pas accepté d’avoir recours au vote électronique, sans possibilité de contrôle citoyen comme c’est le cas chez nous. Les machines qui étaient à l’œuvre dans les nombreux centres que nous avons visité le jour des élections, impriment un reçu en papier permettant au votant de vérifier que la machine a bien enregistré un vote conforme à celui exprimé sur la machine. Ce papier est ensuite glissé dans l’urne. Dès que le dernier électeur a émis son vote, le bureau de vote est ouvert aux électeurs dont bon nombre revient pour assister à l’ouverture des urnes et au décompte des voix électroniques qui se double d’un recomptage sur base des bulletins en papier dans la moitié des bureaux. Par ailleurs, la présence de témoins des deux camps dans tous les bureaux de vote que nous avons visité, constitue une garantie quant au respect des procédures de vote et a mis en évidence l’appropriation du débat politique par les citoyens. Ceci dit en passant, cela montre aussi que le désintérêt des gens pour la chose politique que nous déplorons dans nos démocraties occidentales n’est donc pas une fatalité.

La victoire du NON à la proposition de réforme de la Constitution va sans aucun doute obliger les « chavistes » à revoir leurs propositions et leurs pratiques, qui n’ont pas convaincu une partie de leur propre base électorale puisque trois millions d’électeurs qui avaient voté pour le président Chavez en décembre 2006, se sont abstenus ce dimanche (2 décembre, nde). C’est d’ailleurs avec beaucoup de dignité qu’Hugo Chavez, loin de se chercher des excuses, a directement annoncé qu’il devait s’interroger sur la motivation de ces électeurs qui n’ont pas soutenu la réforme. En ce sens on peut espérer que le résultat du scrutin du 2 décembre ait un effet revitalisant pour le projet de transformation en cours. Il devrait aussi servir à convaincre l’opposition, qui a eu recours aux tentatives de déstabilisation, aux sabotages économique et même au coup d’état violent, que la voie des urnes est la seule légitime.
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(Voilà. On va finir par croire que j’approuve les élections… diantre, diantre… Où sont les neiges d’antan?)

un petit jeu

Mardi, décembre 11th, 2007

Tiens imaginons que je vous décrive une situation où

-un gouvernement dont le chef fut élu de justesse (et 2 fois dans des conditions discutables) qui poursuit une guerre totalement injustifiée dans un (et meme plusieurs) pays qui ne representai(en)t aucune menace pour lui et ce, malgre une large majorité de citoyens opposés à la poursuite de ladite. Le gouvernement en question est soutenu par les principaux médias et chefs d’entreprise locaux. Ajoutons que ce pays a pour ideologie principale que toute autre ideologie que la sienne est par essence son ennemie et que son principal motto est centré sur le pays et la religion.

-un gouvernement dont le chef a été elu a 82 pour-cent contre 18 à son adversaire du meme bord, qui a essayé sans succès de faire passer une espèce de constitution par référendum et dont le successeur prétend faire passer la meme espèce de constitution -à un poil près- sans passer par le référendum, sachant que la plupart des médias sont détenus par ses richissimes amis. Ajoutons qu’on ne trouve plus que quelques trotskards perdus pour envisager autre chose que le capitalisme de marché dans ce pays, qu’il est en outre fait appel généreusement au « patriotisme économique ».

-un gouvernement dont le chef a été élu plusieurs fois a une large majorité, qui respecte l’opposition malgré les déstabilisations violentes dont il a souffert (et souffre encore), qui a réduit la pauvreté, l’illettrisme, la faim, malgré la corruption endémique, qui fait passer une réforme par référendum, et qui y reconnait sa défaite malgré la maîtrise de presque tous les médias par ses adversaires qui eux, ils l’ont dit, n’auraient pas reconnu leur défaite. Ajoutons que ce pays ne prétend absolument pas remplacer une idéologie ancienne par une autre, mais tenter un mixte participatif et le proposer au niveau continental, qu’en outre ce pays se propose de soutenir financierement d’autres pays en difficultés économiques.

Lesquels parmi ces pays sont démocratiques et pourquoi?

Vous avez une campagne électorale à l’américaine pour répondre (bref à peu près un an, allez-y pour soutenir ça financièrement).

de l’interprétation des signes.

Mercredi, décembre 5th, 2007

Beaucoup de médias se sont jetés sur les 51% de vote contre la réforme de la constitution vénézuélienne pour réclamer le départ de Chávez, surfant sur la déferlante Juan Carlos, fils spirituel de Franco, et sur -il faut bien le reconnaître- les rodomontades du président qu’ils n’arrêtent pas d’appeler ex-putschiste, caudillo (faut le faire) et autres joyeusetés (on n’est plus très loin de l’appeler dictateur).

D’ici, il m’est difficile d’avoir la multiplicité des sons de cloche nécessaire pour pondre un véritable reportage; ce n’est pas le but de ce post. Juste à vous renvoyer à deux articles de la presse mainstream dont les propose m’ont paru plus en phase avec ce que je crois savoir de ce qui se passe là-bas, grâce à mes lectures régulières des médias alternatifs (notamment RISAL, de mon pote Fred Lévêque):

-un article du journal CartaCapital, un des moins pires hebdomadaires auxquels j’ai accès ici;
-un article de la Libre, qui, comme d’habitude, est un peu moins mauvais que le Soir, et s’est payé ici une expertise un peu plus savante que les humeurs de Daerden ou les gnignigniseries d’Onkelinkx.

Cet article de la Libre -l’interview d’un prof’ de Glasgow socialiste opposé au régime de Castro- a le mérite de décortiquer, en moins d’une page, les franges de la population qui ont voté non à la réforme de Chávez. Intéressant.
L’article du CartaCapital (en portugais) est de l’envoyée spéciale de l’hebdomadaire, et s’appuie sur une idée simple: Chávez a perdu des alliés à gauche, au sein même de la population, car certains ont tout simplement peur de perdre ce qu’ils ont déjà obtenu au cours des années précédentes. Il est indubitable que la population pauvre du Vénézuéla a beaucoup obtenu par rapport à la période (trop longue) qui a précédé l’arrivée au pouvoir de Chávez. Même des membres de l’opposition le reconnaissent, et il leur sera difficile de revenir sur ses acquis en cas de retour aux commandes. Mais Chávez a voulu trop mettre dans sa réforme, et notamment des mesures centralisatrices qui contredisent celles qui consistent à donner du pouvoir à la population. Est-ce pour cela que les gens ont voté en partie contre sa réforme? Ont-ils peur qu’il se représente plus de deux fois?

Si j’étais là-bas, je demanderais à Hugo de proposer un référendum sur chacune des mesures séparément… Ça ferait un chouette feuilleton électoral: chaque semaine, un poll pendant 69 semaines (bon allez, disons trois par semaine, ça fait quand meme 23 semaines)…

Ça aurait même plus de succès que les telenovelas imbéciles de RCTV, sûrement…

C’est tout ce que je peux faire…

Samedi, décembre 1st, 2007

Soucieux de contribuer au retour à l’équilibre nécessaire à la bonne marche politique de la Belgique, mon cher petit pays d’origine, aujourd’hui déchiré dans d’horribles batailles communautaires que nul n’a (bien sûr) voulues, je me permets de proposer la solution suivante: réinstaurons le Saint-Empire Romain Germanique.
À cette époque au moins si un quelconque gugusse l’ouvrait trop grande pour affirmer un semblant de particularisme local, l’empereur avait le bon goût de lui faire fermer sa gueule en le faisant asseoir sur une broche à poulet précédemment rougie au feu.

Que certains en prennent de la graine…

C’était LE post pour dire à quel point les luttes imbéciles qui divisent prétendument la Gelbique en autant de compartiments de 1e classe -eu égard au pays où je vis actuellement- me font à la fois rire et gerber.

Dont acte.

(et n’allez pas vous imaginer que je prenne parti pour l’un des châteaux, hein -y peuvent tous brûler, comme en 1789, pour moi)

une drogue dure

Mardi, novembre 20th, 2007

« C’est une bonne nouvelle pour tous les Américains qui veulent être capables de se défendre là où ils vivent et là où ils dorment. »

ainsi a été accueillie la nouvelle de la mise en question de la loi contre la détention d’armes de poing dans la ville de Washington par un comité s’appuyant (on s’en doutait un peu) sur le 2e amendement de la constitution américaine pour réclamer le droit de dormir sur son flingue…

En rappelant que les fusils et carabines, eux, peuvent être detenus a Washington.
Ca devrait suffire pour former des milices, nom de djoss!
Encore que, je vois mal comment flingues et petards pourraient arrêter des boeings…

source: Le Soir. Quand il s’agit de ce genre d’information, le Soir est aussi fiable que Belga…

La bière triste

Jeudi, novembre 8th, 2007

Comme certains le savent, mon journal belge préféré, c’est Les échos.
Et en lisant ce petit article consacré à InBev, je ne peux que réitérér: j’adore ce journal où ce produit qui généralement nous relie autour d’une table (pour moi c’est plutôt de l’ordre du passé, mais je ne peux m’empêcher d’y songer avec une petite pointe de nostalgie -Saudade) devient aussi abstrait et éloigné de toute réalité qu’un fonds de pension…
Genre: ce passage-ci:

Les coûts des ventes (CdV) ont eux subi l’impact de la pression sur les prix de certaines matières premières, ce qui a entraîné une hausse des CdV par hl de 3,7%, d’année en année. A ce jour, les CdV par hl étaient en hausse de 2,6%. Néanmoins, Inbev se dit confiant de conserver un coût des ventes par hl inférieur à l’inflation pour toute l’année.

Mais qu’on se rassure:

Finalement, InBev n’a pas guère (sic) détaillé ses perspectives réaffirmant simplement son engagement de mettre en place les programmes nécessaires pour développer des activités saines et rentables dans toutes les zones géographiques où il est présent, qui devraient entraîner une amélioration des marges et une création de valeur continues.

Je sais que je ne cracherais pas sur les litres passés aux Beulemans (paix à son âme), Metteko et autres Greenwich, mais de là à parler de saines activités…. Heureusement que le terme « rentables » suit de près et nous rappelle que le terme « sain(e) » en économie est à prendre avec des pincettes (qu’on se met sur le nez)…