Addendum à la vidéo Figures du communisme (2): organiser la distribution

September 11th, 2021

Dans le cadre de la vidéo en titre, sur ma chaine youtube, j’annonce une explication qui risquait de l’allonger un peu trop.
C’est à 15’40” que je propose une solution pour empêcher toute épargne qui permettrait de spéculer dans un système communiste en dépit de la présence de l’argent. Il y a d’autres obstacles qui permettraient de l’empêcher, mais un moyen très sûr serait l’instauration d’une inflation artificielle régulière et systématique.

Prenons un exemple. Mettons que vous entrepreniez machiavéliquement d’économiser sur vos 3000 euros de revenus mensuels la somme de 1000 euros en janvier. Et chaque mois vous épargnez un tiers de vos revenus. ceci en vue d’accumuler un gros bas de laine pour faire un achat massif au bout de, mettons, dix mois, de toutes les paires de chaussettes du quartier, afin de créer une pénurie de paires de chaussettes, ce qui vous permettrait de les vendre plus cher.

Ce serait très vilain.

Et bien, pour l’empêcher, c’est assez simple en fait. Il “suffit”1 d’augmenter les prix et les salaires, mois après mois, pour produire une inflation continue qui détruit l’intérêt de l’épargne.

Mettons une inflation, pour faire simple, de 10%. ça veut dire que les prix et les revenus augmenteront de 10% par mois.

prix-salaire

Autrement dit, chaque mois, votre revenu augmentera de dix pour-cent, mais un produit qui valait 1000 euros en janvier gagnera chaque mois dix pour-cent d’augmentation de prix et en vaudra à la fin du mois d’octobre vaudra 1987,7 euros. Bref, en dix mois, votre épargne de janvier aura perdu près de la moitié de sa valeur. Donc, vous êtes plutôt incités… à dépenser tout votre revenu dès que vous le recevez.

Si vous avez des doutes, voyez ce qui se passe si on comptabilise chaque fois un tiers du revenu épargné, avec l’inflation (tableau ci-dessous). Au total, vous aurez épargné 14790,2 euros, ce qui représente, non pas 10 itens, mais seulement 7,44 itens qui étaient à 1000 euros en janvier, mais qui sont à 1987,7 euros en octobre. Bref, épargner pour spéculer ne marche pas.

prix-salaire-epargne

Autrement dit une épargne proportionnellement égale sans intérêt dans un univers en inflation constante est inintéressante, y compris dans un objectif spéculatif.

  1. Oui, bon, ça doit être mis en place, hein!. []

Dernier post sur réseau pas social

February 2nd, 2021

Voilà, je m’en vais. Je m’en vais de Facebook. Je n’y retournerai plus. Je ne veux plus y retourner parce que les bonnes raisons que j’avais pour y venir, puis pour y rester, n’existent plus.

Hélène Chatelain retourne ranger les factures de Nestor Burma.

Je ne peux pas dire que je vais regretter les engueulades, les insultes et les discussions qui tournent à vide.

J’ai retrouvé sur FB des personnes que j’avais perdu de vue depuis des décennies et ça m’a fait du bien de les retrouver. J’ai rencontré aussi des personnes très intéressantes, que je continuerai de voir autrement, parce que la technologie n’est pas la propriété de FB.

Car je ne dois pas tout cela à FB: ces retrouvailles auraient pu se faire autrement. Un réseau social, vraiment libre et vraiment social, ne marchande pas ses partages. D’ailleurs, à partir du moment où il y a marchandage, il n’y a plus partage, mais profit, caché ou non.

Je crains aussi que FB ne nous ait pas fait grandir, ni en tant qu’humains, ni sur le plan politique.

Ce qui nous fait grandir, ce sont les espaces conquis sur le marché, ce sont les exploits des gens qui se battent pour l’égalité, ce sont les collectivités qui se dressent contre l’Etat autoritaire (y compris en Europe), ce sont les défaites des grandes entreprises -car ce sont nos victoires.

Ce qui nous fait grandir, c’est de réduire les souffrances de tous, et non d’augmenter les jouissances d’un petit nombre.

Ce qui nous fait grandir, c’est l’accès de chacun aux conditions de vie qui nous permettent de vivre mieux que nos ancêtres, et non la confiscation de ces moyens par la distribution inégalitaire du capital.

Ce qui nous fait grandir, c’est de réaliser que nous sommes tous et chacun des individus qui ont droit à l’existence, sur toute la surface de la planète, et que nous faisons partie d’un ensemble gigantesque d’où nul n’est exclu. C’était ça, l’idée de la Révolution de 1789, imparfaite dans la réalisation, mais universelle dans l’esprit.

Ce qui nous fait grandir, c’est de constater que notre action permet d’améliorer la vie des humbles, et non de satisfaire les privilèges.

Ce qui fait de nous des gens bien, c’est quand nous renonçons à faire du tort, sous quelque prétexte que ce soit.

Ce qui nous fait grandir, c’est le Monde Diplomatique, c’est les voix libres que l’on retrouve sur les-crises.fr, ce sont les personnes qui animent des réseaux vraiment alternatifs comme Young Turks ou Democracy Now!, c’est le Manifesto en Italie1, c’est plein de choses dans ce genre.

Ce qui nous fait grandir, ce sont les bonnes découvertes de journalistes libres, de réseaux courageux, de gens qui ne font que quelques centaines de vue, avec des arguments raisonnables.

Ce qui nous fait grandir, c’est aussi Pierre-Emmanuel Barré et GiedRé; c’est Giorgio Gaber et Carson McCullers; c’est la littérature qui ne cherche pas à vendre, mais à découvrir; c’est l’art et ceux qui nous font partager leur amour de l’art.

Ce qui nous fait grandir, ce sont les moments où nous reconnaissons que ce sont les travailleurs qui créent la richesse et la vie, ou la conservent quand il s’agit du personnel soignant, et pas le capital.

Ce qui nous fait grandir, c’est l’inverse du marché: c’est le partage, l’égalité et l’épanouissement dans la liberté d’aller et venir.

Ce qui nous fait grandir, c’est l’émulation, pas la compétition.

Ce qui nous fait grandir, c’est quand nous nous dépassons nous-mêmes pour en faire profiter les autres, et non quand nous dépassons les autres pour en profiter seul.

Ce qui nous fait grandir, c’est l’idée que notre vie aura été tournée vers les autres, et non vers une jouissance matérielle accumulée qui, de toute façon, ne fera l’objet d’aucun commentaire positif dans cent ans, et encore moins dans mille ans, et de plus aucun commentaire du tout, certainement, dans dix mille ans.

Ce qui nous fait grandir, c’est quand nous reconnaissons que, dans le temps et l’espace qui nous sont impartis, le sens de notre vie réside dans le peu de souffrance que nous causons et le bien-être que nous donnons aux autres.

Tout cela mis ensemble, ce qui fait que notre action pourra avoir un impact positif sur la vie de l’humanité, c’est aussi de ne plus sympathiser avec ceux qui encouragent le contraire, c’est-à-dire la division de la société, la confrontation des humbles entre eux et les privatisations des services;

ceux qui favorisent l’accumulation entre moins de mains;

ceux qui contribuent à la concentration des pouvoirs;

ceux qui insultent la démocratie et salissent l’expression populaire;

ceux qui prétendent remplacer l’expression populaire par les jeux télévisés et la consommation;

ceux qui refusent que le progrès soit partagé par tous;

ceux qui censurent;

ceux qui manient la rhétorique sans argument et qui dénigrent la raison que n’anime pas les sophismes; ceux qui, au total, encouragent l’exclusion derrière “l’égalité des chances”.

Voilà, ce dernier post, il est sur mon blog, et si vous voulez retrouver mes réflexions, c’est plutôt de ce côté-là qu’il faudra chercher.

N’allez pas dire ce que je n’ai pas dit: comme j’ai dû utiliser FB pendant un temps, je sais qu’il est indispensable à certains -jusqu’à ce qu’on trouve d’autres moyens -qui existent, qu’on doit promouvoir, qu’on doit soutenir.

Je voulais juste vous rappeler la réalité de ce qu’est l’espace de liberté de Facebook. C’est ceci:

  1. Et on n’est pas obligé d’être d’accord avec tout ce qu’ils disent pour s’accorder sur ce fait. []

3 ans apr̬s РLe Sommet social de G̦teborg

August 16th, 2020

Dans le cadre des vidéos que je fais sur l’UE, voici le chapitre du livre (qui n’est toujours pas paru et pour lequel, bon, ben, je ne sais pas s’il verra le jour-papier) qui est consacré au Sommet Social de Göteborg.

N’hésitez pas à le télécharger et à l’utiliser à votre profit.

Pour la bibliographie, je vous renvoie à ce que j’ai déjà publié par le passé, notamment intro et bibliographie.

Voici donc mon commentaire sur “l’Europe Sociale”, vue par Macron, Michel, Juncker, Orban, Renzi, Rajoy, Rutte et tous les autres…

Union Européenne Sociale

Oscillations

August 14th, 2020

Je travaille beaucoup sur l’Union Européenne, pour l’instant, mais je ne me dispense pas de lectures enrichissantes.
Et quoi que je ne sois pas d’accord avec tout ce qu’on trouve chez lui, j’avoue nourrir mes réflexions de certains passages de Braudel. Ainsi, le suivant.

« Comme tant d’autres forces qui font l’histoire et brassent le monde, [l’]unité grandissante [du monde] n’est pas un courant continu, mais un courant modulé, alternatif. Elle connaît des reculs et des avancées et c’est avec des retours en arrière qu’elle progresse finalement. Reculs ? Avancées ? Songeons à deux époques proches de nous. 1914 tout d’abord : un monde ouvert aux marchandises, aux idées, aux hommes, à tous les échanges. Un vrai monde. On en faisait le tour avec, sur soi, sa seule carte de visite… 1939 : avouons qu’alors, depuis vingt ans, le monde s’était barricadé et fractionné de façon absurde. (…)

« Oscillation entre un monde ouvert et un monde barricadé : le problème de la guerre actuelle n’est-il pas cette oscillation même ? De quel avenir s’agira-t-il ? Ou du morcellement de la terre en espaces autonomes -en planètes (espace grand-allemand, espace grand-asiatique, espaces anglais, américain, russe) ou du maintien -ou de la sauvegarde- de l’unité du monde ?

« Que cette dernière l’emporte, voilà qui me semble probable. Bâtisse qui voudra, en esprit, pour demain, des frontières verrouillées, des économies planifiées, des autarcies monstrueuses ! On a pu s’opposer au monde, de 1919 à 1939, par une puissante action. Honneur en soit rendu à l’égoïsme américain (la loi de 1924 sur l’immigration). L’Europe, coupable elle aussi, a eu l’excuse de ses folies et de sa faiblesse. On ne se transforme pas impunément en champ de bataille, pas plus hier qu’aujourd’hui. Au-delà de cette guerre, je ne pense pas que l’on puisse encore endiguer et contraindre le monde. Je pense qu’il va se contracter sur lui-même, mais en même temps s’ouvrir sur lui-même, de tous ses pores à la fois. Il en est peut-être grand temps.

« Les problèmes de demain, les grands problèmes, ne les sentons-nous pas avec netteté ? Ce sont les problèmes de ces portes ouverts, des vastes courants d’air qui vont secouer nos maisons. Gare aux vieux papiers, je veux dire aux vieilles méthodes, aux idées surannées, aux sociétés surannées, aux civilisations et aux États d’hier.

« Collaboration avec tous les hommes de bonne volonté : comment ne pas s’abandonner un instant à ce rêve de Noël ? Collaboration, entraide, fraternité, croyance en une humanité apaisée et meilleure. Rêves, non pas réalités immédiates, nous le savons tous. Entraide oui, mais luttes aussi, luttes féroces, avec les vastes pays du monde entier, avec les races du monde entier, avec les idées, les économies et les folies du monde entier, avec les haines, avec les égoïsmes, avec les cannibalismes du monde entier, avec les déterminismes et les fatalismes du monde entier. Et toutes ces luttes apparaissent avec leurs longues et monstrueuses liaisons dans l’espace. Qui nous dit que le destin de notre monde à nous, la France, une des îles de l’Occident, ne s’élabore pas aujourd’hui même dans telle profondeur de la Chine, ou de tel autre monde ? Tous les pays de l’univers se touchent et se mêlent dans un corps à corps tumultueux »

Fernand BRAUDEL, L’histoire, mesure du monde, in Les ambitions de l’histoire, Fallois, Livre de Poche, 1997, p. 112-113. Ce texte est extrait de la retranscription d’une conférence prononcée dans un Stalag, en 1941.

Oedipe, homme d’État

May 11th, 2020

Les personnalités politiques sont-elles des femmes et des hommes d’État, ou essentiellement des arrivistes et les purs agents d’une partie de la population, qui a, décidément, gagné la lutte des classes?

La crise actuelle ne fait qu’ajouter éléments après éléments à cette intuition que la plupart d’entre nous partageons au café du commerce: “tous pourris”, “corruption et compagnie”. Difficile d’argumenter contre cela lorsqu’on constate à quel point l’intérêt particulier, l’addition des prolongements de carrières indus sont la norme dans le fonctionnement de celles et ceux qui s’affichent années après années malgré leur incapacité ou leur malhonnêteté.

Il est rare de rencontrer des individus pour qui nous pourrions garder une once de respect pour le travail accompli. Même éventuellement des personnalités avec lesquelles nous ne partageons pas toutes les idées.

Lors de mon séjour au Brésil, j’ai eu l’occasion de suivre des éléments de carrière d’au moins deux personnalités pour qui mon respect n’est jamais tombé.

Il s’agissait, en premier, de l’ex-présidente Dilma Rousseff qui, malgré les concessions à répétition qui lui ont finalement coûté son poste, tentait malgré tout de garder un cap médian qui justifiait, pensait-elle, sa prise de pouvoir.

Elle s’est trompée, et a même fini par l’admettre une fois démise, lorsqu’elle a reconnu qu’il ne fallait décidément pas négocier avec les forces capitalistes. C’était trop tard. Pour autant, elle éprouvait et éprouve encore sans doute une véritable empathie pour les Brésiliens dont elle fut plusieurs fois ministre puis présidente élue à deux reprise.

Lors du gouvernement Lula, une autre personnalité fit de la diplomatie brésilienne une véritable alternative à ce qui était alors exercé presque partout dans le monde.

Celso Amorim fut le contraire d’un valet de la politique extérieure étatsunienne. Il fut probablement l’une des raisons principales de l’offensive généralisée que le Brésil dut souffrir par la suite, car il avait su installer une véritable diplomatie indépendante, capable d’influer sur les négociations dans les lieux de conflit habituellement réservés aux forces impérialistes occidentales.

Plus encore que leurs compétences, c’est leur bonne volonté, à tous deux, mais aussi la capacité d’empathie de Dilma Rousseff et le choix de retrait de Celso Amorim, qui m’ont marqué.

L’une et l’autre avaient encore probablement pas mal de choses à offrir à leur pays, mais peut-être aussi au monde, comme figures d’homme et de femme d’État.

Il y a de ces figures dans le passé, remarquables non pas tant par leur présence scénique ou leur souci de prolonger leur carrière, que par leur capacité à faire un pas de côté quand ils en sentaient la nécessité ou surtout par le sacrifice qu’ils firent de leur carrière. L’art de ne pas insister, en un sens. De savoir quel est l’intérêt à défendre.

A nouveau, et malgré tous les désaccords de fond que je peux avoir avec elle, je ne peux que mettre en avant la figure de Dilma Rousseff, probablement une des rares personnalités politiques de premier plan avec qui j’aurais sans aucun doute plaisir à discuter et partager un repas, une soirée, une véritable tentative d’entente.

Réponse à celles et ceux qui pensent que je ne suis pas capable de faire de compromis. Je le suis, mais j’ai un degré d’exigence tel que je connais plus de chameaux capables de passer à travers le chas d’une aiguille que de personnalités politiques avec lesquelles je trouverais intéressant de discuter.

Ce petit texte avait aussi pour vocation de mettre en contraste ces deux personnalités et celles qui sont incapables de trouver la moindre inspiration dans la souffrance humaine et dans le sort collectif de leurs populations.

Réécoutez Oedipe-roi, dans la pièce de Sophocle, qui finit, pour le bien de son peuple, par demander d’être banni lorsqu’il réalise avoir été la cause -bien involontaire- du malheur de la cité.

“Je le sais, vous souffrez tous; mais quelle que soit votre souffrance, pas un ne souffre autant que moi. Car votre douleur vous est propre: chacun a la sienne, pas celle de l’autre; tandis que mon coeur gémit sur la ville et sur moi (…). [Votre] douleur me pèse plus que le souci de ma personne.”

Sophocle, Oedipe-Roi, Prologue.

Peut-on en dire autant de ce tas-ci?

L’Union contre les peuples – introduction

June 5th, 2019

Voilà, on est de plus en plus près de la publication. Notre livre sur les Traités de l’UE, leur critique et nos propositions est presque fini.

La publication se fera en deux fois: une fois sur le net (ici) et une fois sur papier (éditions Le Cerisier).

La version internet sera probablement plus complexe, plus fouillée, mais aussi peut-être moins lisible. J’attends vos commentaires, soit par e-mail (thierry1thomas arobaz gmail point com), soit sur un réseau social quelconque où on s’est déjà rencontrés. Au fond, tout commentaire pourra être utile pour améliorer la version finale sur papier.

Après avoir déjà publié la bibliographie et le glossaire ici,

puis la table des matières ici,
(même si elle est susceptible d’évoluer)

voici l’introduction.

A suivre (mais il y a encore du boulot de relecture), la première partie. Il est possible que j’édite ici la première partie en plusieurs fois.

Comme précédemment, je suis ouvert aux remarques, notes, etc., sur mon email thierry1thomas arobaz gmail point com

L’Union contre les peuples – table des matières de la version “en ligne”

May 29th, 2019

Après le glossaire et la bibliographie, voici la table des matières, donc, du livre à paraitre. Ici la version en ligne, du livre à paraitre dans quelques mois aux éditions du Cerisier.

Je vous rappelle qu’on cherche toujours un titre.

On est curieux de lire vos commentaires et remarques.

N’hésitez pas à écrire sur (thierry1thomas arobaz gmail point com).

L’Union contre les peuples – glossaire et bibliographie

May 28th, 2019

Voilà, on est tout près de la publication. Notre livre sur les Traités de l’UE, leur critique et nos propositions est presque fini. Enfin, presque… M’ouais…

La publication se fera en deux fois: une fois sur le net (ici) et une fois sur papier (éditions Le Cerisier).

La version internet sera probablement plus complexe, plus fouillée, mais aussi peut-être moins lisible. J’attends vos commentaires, soit par e-mail (thierry1thomas arobaz gmail point com), soit sur un réseau social quelconque où on s’est déjà rencontrés. Au fond, tout commentaire pourra être utile pour améliorer la version finale sur papier.

Je vais commencer par… la fin. Pourquoi? Parce qu’il s’agit du glossaire et de la bibliographie, lesquels sont indispensables pour lire l’ensemble. En effet, vous aurez l’occasion de le voir, nos définitions ne sont pas nécessairement les vôtres.

Voici donc le glossaire et la bibliographie de notre livre à paraitre.

A propos, on cherche toujours un titre

Le prochain post sera consacré à la table des matières, également très importante, en ce qu’elle vous permettra de me proposer de publier d’abord tel ou tel passage, sachant que tous les chapitres sont déjà écrits.

Pour les illustrations, elles sont toutes de moi et elles risquent fort de passer à la trappe dans le livre.

C’est peut-être pas plus mal 🙂

L’Union Européenne dans ses oeuvres

May 14th, 2019

Voici en lien et en pdf les dernières pages du livre que je suis en train de terminer.
Etant donné qu’il doit encore être retouché dans tous les sens, ce n’est sans doute qu’une version alpha ou béta, comme disent les informaticiens.

Je terminais ici par un exemple frappant de l’inutilité de l’UE, voire de son caractère contre-productif, quand il s’agit d’avancer sur le thème de l’environnement ou du social à l’échelle internationale.

L’UE s’assied sur les paysans comme sur l’environnement (test pdf)

toute référence, etc.

April 28th, 2019

Fin juin 1789 : des soldats des Gardes Françaises, accusés d’insubordination, sont enfermés dans l’Abbaye et le bruit court dans la population qu’ils pourraient être envoyés dans la terrible prison de Bicêtre.

Une foule envahit l’Abbaye et libère les prisonniers. Sous la menace d’une intervention militaire pour les récupérer, une députation de citoyens de Paris se rend à l’Assemblée pour lui demander d’interférer auprès du roi.

La cour est accusée d’être à l’origine de ces violences. La députation envoyée auprès du roi réclame sa clémence.

Le roi accorde sa grâce, mais, dans son discours, en profite pour associer l’Assemblée aux violences à venir. Ainsi, le pouvoir exécutif dit à son opposition: si des violences surviennent, je vous en accablerai.

8 juillet: le roi renvoie tous les ministres modérés : Necker, Montmorin, Saint-Priest, la Luzerne. Selon Jaurès1, le roi ne peut pas ignorer l’effet qu’aura le renvoi de Necker sur la population, car il est très populaire.

Jean Jaurès estime dès lors que, ce faisant, c’est le roi qui est responsable des violences qui viendront dans les jours suivants. Il rassemble des troupes autour de Paris qui agitent la population, laquelle, énervée, se lancera sur les barrières autour de Paris qui avaient été construites pour lever des impôts sur les denrées qui y rentraient. Le même jour, Camille Desmoulins et d’autres orateurs haranguent la foule afin qu’elle s’arme contre les troupes rassemblées.

Dans les deux jours qui suivent, les Parisiens vont chercher des armes et tenter de prendre la poudre qui se trouve dans la Bastille.

C’était un certain 14 juillet… L’événement qu’on sait.

  1. Histoire socialiste de la Révolution socialiste. []